Romain Brugerolle

Romain Brugerolle

Fonction: Chef-opérateur

Petite séquence dialoguée d’Avant-propos. Intérieur jour / Musée du Louvre

- Romain Brugerolle, tu vas me rédiger une petite présentation de toi pour le site internet.

- J’ai pas trop le temps Jim, je taffe comme un dingue, en ce moment... fais-le pour moi, tu me connais. Je te fais confiance. FATAL ERROR.


CHAPITRE I

           C’est en Gironde, et plus précisément à bord d’eau, que Romain Brugerolle voit le jour pour la première fois en 1802. Il est déjà âgé d’1 an et ½ lorsqu’il naît (ce fait est demeuré inexpliqué). Romain est donc plus vieux que les enfants de son âge ; mais il est tellement petit qu’il a la tête qui pue des pieds. Et vice et versa. Ses parents ne manqueront pas, nez en moins, de l’aimer un peu. Et ce, pendant prés d’un an. Ensuite ils se lassent et le mettent en vente sur Ebay. Un jeune collectionneur Charentais se rue sur l’occaz, croyant acheter un pin’s très rare (oui, notre héros est vraiment minuscule à ce moment ci). Romain débarque à Cognac le 9 mars 1803, en collissimo. Mais il n’est pas un pin’s, et son nouveau propriétaire ne tarde pas à s’en rendre compte... déçu mais consciencieux, il remet Romain dans son enveloppe, qu’il ira déposer devant la porte du couvent des récollets au petit matin... C’est Soeur Josepha qui trouve l’enfant. Je mets un voile de religieuse pudeur sur les 2 années qui suivirent et dirai simplement que la nonne aima Romain comme on sait que seuls les gens d’église sont capable d’aimer un enfant.


           Romain a 4 ans et ¼ lorsque Soeur Josepha l’inscrit à l’école. En femme avisée, et consciente du caractère déterminant de cette première expérience sociale, elle enduit le visage de son fils de “Mennen au musc” et enferme ses petits-pieds-qui-daubent dans une paire de chaussettes en papier alu, afin d’en freiner les émanations... FATAL ERROR ! Romain est toujours très petit à ce moment là - il a même rétréci un peu - et démuni de son remugle pédestre il devient à peu près invisible... Il meurt le 17 septembre 1805 ; La maîtresse lui a marché dessus. Elle a retrouvé elle même le corps, collé sous sa chaussure, à côté d’un chewing-gum. Elle est anéantie ; c’est la troisième fois qu’elle marche sur un chewing-gum, cette semaine. Elle se suicide d’une pendaison par arme à feu. (Si, c’est possible, si on a un fusil avec une bretelle). Soeur Josepha, elle, écope d’1 an de prostitution forcée au pénitencier de Fort Boyard pour négligence mortelle, ou “FATAL ERROR !”. Quant à Romain, il est incinéré à l’aide d’une allumette. Ses cendres sont répandues dans un cendrier, dans la “zone fumeur” de la cantine de l’école.


           Cette première mort marque un tournant dans l’existence de Romain. On peut même dire qu’il en sort grandi. En tous cas suffisamment grandi pour ne plus avoir la tête qui pue des pieds.


Commence alors pour notre ami, une nouvelle et super vie...


(... à suivre)