À propos de ressembler à Chuck Norris
Un truc comme un genre de rendez-vous mythique.

Saison 1 - Episode 10

L'anecdote

           Quand le site de la série fut créé, 10 premiers épisodes avaient déjà vécu un peu sur dailymotion (les 5 premiers ayant déjà 2 ans), aussi nous décidâmes de les re-publier un à un mais accompagnés d’informations et compléments divers. En parallèle, nous entreprîmes cet épisode ci, comme le premier d’une “deuxième saison”. Ensuite nous changeâmes d’avis pour une raison extrêmement pertinente... On ne voulait plus qu’il n’y ait que dix épisodes dans la première saison parce que “10”, ça rime avec saucisse ; alors que “11”, ça rime avec bronze. Et il est sans doute préférable de rimer avec bronze plutôt qu’avec saucisse. Par exemple, un athlète n’aimera jamais tant rentrer des Jeux Olympiques avec un médaillon de saucisse autour du cou qu’avec une médaille de bronze. à cet égard, le présent épisode devait être, non plus le premier de la deuxième saison, mais le onzième de la première. Puis, encore ensuite, nous supprimâmes un épisode de la liste, estimant qu’il était “très râté”. Du coup, nous retombions à 10 épisodes... Mais finalement, je crois qu’il nous convient mieux de rimer avec saucisse. Et il se pourrait même que nous allions rimer avec “bouse” en tournant deux épisodes de plus, prochainement.

           Si cette terrine d’infos peut paraître aussi gratuite qu’indigeste, elle explique néanmoins les changements qui sont intervenus depuis la réalisation précédente ; du générique à l’habillage sonore, en passant par le découpage technique et même le contenu. On trouvait que ça commençait à bien suffire que les liens ne circulent pas plus que ça, alors on a revu la recette ; pour que ça marche, il nous fallait: une star, de la meuf, de l’alcool, une moustache, de la baston, de la nudité, de la musique classique, de la musique pas classique, des blagues de cul, et des animaux.            



La star, c’est Chuck Norris, que l’on évoque dans le titre et dont le nom est aujourd’hui aussi buzzable que sa filmographie est extraordinaire de merditude. En effet, s’il a longtemps traîné ses guêtres dans l’ombre fumigène de son frère aîné - Philip Norris est l’inventeur des célèbres “cigarettes”-, Le Chuck, à force de persévérance, d’un sens aigu de la caricature et d’une invraisemblable banalité, a su se faire remarquer ; si bien que son nom s’est répandu comme une traînée de poudre dans le monde entier lorsque apparurent, il y a bientôt une dizaine d’années, les premiers “Chuck Norris facts”, dans lesquels on attribue à “l’acteur” tout un tas de prouesses et de qualités surhumaines. Si l’on croit certaines de ces allégations, Chuck Norris pourrait couper une scie avec une planche ; il aurait déjà compté jusqu’à l’infini - 2 fois - et aurait déjà vu Derrick faire une cascade. Il aurait aussi gagné le tour de France en vélo d’appartement, et saurait faire des bulles avec un Carambar. Il paraît aussi que quand Chuck Norris fume, c’est la clope qui tousse ; que Chuck Norris peut gagner une partie de “Puissance 4 en 3 coups”, ou encore qu’il peut trouver Charlie dans un album de Tintin. On raconte plein de trucs comme ça à propos de Chuck Norris. Pour ma part, j’ai méprisé très tôt cet homme qui avait oser faire chier Bruce Lee dans “La fureur du Dragon”. Et mon mépris ne fit que croître car je ne comprenais pas pourquoi ce con de Norris était encore là avec son kimono de merde à chaque fois que je revoyais le film. J’étais jeune...

           Mais revenons-en à notre “à propos”.

           La meuf, c’est Maud Thibault. En fait, au départ, on a commencé à tourner avec Uma Thurman mais ça ne fonctionnait pas. Elle n’arrivait pas à téléphoner en mangeant une saucisse ; dans les séquences canapé on ne voyait que sa cellulite ; bref, c’était nul. Et puis je me suis souvenu de Maud. Je l’avais rencontrée à un gala de bienfaisance organisé par Knacki ; elle était hôtesse. Elle m’avait beaucoup fait rire et je me demande si je n’avais pas essayé de lui rouler une pelle ou un truc comme ça. Mais elle avait dû me pardonner puisque par la suite nous sommes devenus amis sur facebook. Aussi pus-je la contacter rapidement. Elle lut le script, qu’elle trouva d’une qualité extraordinairement excellente, et accepta de reprendre le rôle. Je congédiai sur le champ Uma Thurman, et nous reprîmes le tournage avec Maud.

           Pour l’alcool, il n’y a pas grand chose à dire si ce n’est que pour la première fois nous n’en bûmes pas sur le tournage. D’ordinaire, quand il fallait nous voir picoler du vin ou de la bière à l’écran, on avait tendance à l’allonger au whisky entre les prises ; mais là, non. On a même remplacé le vin par du jus de raisin.

           La moustache, c’est sur ma face. Quand j’ai décidé de m’en tailler une, j’avais dans la ferme intention de ressembler à Patrick Dewaere que je venais de découvrir et dont j’avais englouti la filmo. Je dus m’apercevoir, devant les pemiers rushes, que j’avais seulement l’air d’un con ; et que par ailleurs, à y mieux regarder, la moustache de Patrick Dewaere était tout aussi ridicule ; et que s’il était si classe et magnétique, ce n’était pas grâce à sa moustache mais malgré elle.

           En ce qui concerne la baston, on avait pu en goûter l’effet positif dès l’épisode 6, “A propos des poils du nez”, dont les retours et commentaires me donnèrent à réaliser, non sans un petit pincement, qu’aux mots les gens préfèrent mille fois les grandes claques dans la gueule. Du coup, on a décidé qu’on en mettrait toujours un peu pour ne pas faire un bide intégral. Dans cet épisode ci, l’art martial est même un personnage à part entière, en référence à la star sus-mentionnée.

           La nudité, c’est Benoît Saidlitz dans le premier acte, et pour une fois elle s’adresse aux femmes. Ceci dit, amis gays, on ne saura vous interdire de jouir également devant ce tableau dont la poésie virile n’est pas sans rappeler le fameux secret de Brokeback mountain, le mec torse à poils en bretelles et chapka qui taille à son pote une moustache façon Freddy Mercury...

           La musique classique c’est un concerto de Mozart pour violoncelle et le poster d’AC/DC sur le mur chez Maud.

           La musique pas classique c’est le nouveau générique de Loïc genre Sexual-blues avec grognements d’invitation au coït, mais aussi les petits sons de merde qu’on a mis pour habiller un peu, comme les roulements de tambours pré-démonstration-de-karaté, des woosh pour quand nos membres fendent l’air, la musique d’ascenseur genre Dexter moins le quart pour quand je découpe Maud, etc... des petits plus pour faire couler l’truc.

           La blague de cul, c’est bien sûr celle du fils Fucking. Je l’avais envoyée à télé poche quand j’étais petit, mais elle ne fut jamais publiée alors voilà, je l’ai mise ici. J’en suis très fier.

           Les animaux, c’est le minuscule petit chien qui passe aux pieds du canapé à un moment. C’est un Yorkshire nain ; Il s’appelle Hercule. A en juger son attitude en société, Hercule souffre d’un grave complexe de supériorité et semble croire qu’il est un grand prédateur, comme un tigre ou un grizzly. Le travail avec les animaux est un truc qui nous a toujours fascinés, notamment dans le cinéma de Kusturica qui les utilise parfois comme de vrais acteurs.

           Voilà pour les nouveaux ingrédients dont on use maintenant et qu’on va tacher d’harmoniser un peu mieux à chaque fois.

           Si vous voulez proposer des ingrédients, vous pouvez nous écrire ici :

           contact@apropos-webserie.com

           Merci et à bientôt.

           P. Pito